Translate

dimanche 5 juillet 2020

Les enduits exclusivement à la chaux aérienne

Le gobais sera appliqué avec une épaisseur maximale de 10 mm. Les irrégularités importantes du support seront rattrapées par l’application en deux passes. Suivant les conditions climatiques le délai de durcissement du gobetis à respecter est de 2 à plusieurs semaines.
Le corps d’enduit sera appliqué avec une épaisseur maximale de 10 mm
La finition, d’une épaisseur de 5 mm environ couvrira le corps d’enduit sans surcharge.
Attention!
Ces enduits de doivent pas être exécutés en soubassement enterrés ou sur une auteur inférieure à 50 cm à partir du niveau du sol en zone de rejaillissement des eaux de pluie.
Ils ne peuvent être entrepris que dans des conditions climatiques favorables, c’est à dire en période ni trop sèche ni trop humide et en dehors des périodes hivernales.
Lors de la mise en oeuvre et après coup, l’enduit devra être protégé de la pluie, du soleil et il faudra bâcher l’ouvrage afin de le protéger au maximum du vent. Le risque de gel doit être exclu pendant une période d’au moins un à deux mois après l’exécution de l’enduit.

dimanche 7 juin 2020

Réhabilitation d’ouvrages en maçonnerie

Nous vous présentons ici la réhabilitation d’un ouvrage en briques de parements. Celles-ci étaient fortement dégradées et il était exclu de rebâtir le mur dans son ensemble. Nous avons donc piqué les briques fortement dégradées et procédé au remplacement de celles-ci.

Première phase

Piquage des parties dégradées:

REAlaboplan1

 

Seconde phase

Tronçonnage de briques de parements dans leur épaisseur et pose de celles-ci en raccord avec l’existant:

REAlaboplan2

 

Dernière phase

Exécution des joints, ribage et lavage:

REAlaboplan3

lundi 1 juin 2020

Pourquoi les enduits à la chaux sont-ils mieux adaptés que ceux au ciment

L’usage du béton et du ciment se répand dès le début du 20ème siècle. L’usage du ciment se généralise et on applique son usage à la réfection de constructions anciennes, convaincu de sa supériorité en termes de solidité et de fiabilité, son application est plus simple aussi du fait de sa prise plus rapide. J’entends souvent des maçons dire: “c’est meilleur car c’est plus dur”. Il s’avère en fait que si l’une des qualité du ciment est en effet sa dureté, il n’est pas adapté aux constructions anciennes. Les pierres et la terre sont des matériaux souples qui nécessitent une respiration constante pour éliminer l’eau dont ils se chargent. Mécaniquement, le ciment crée un matériau rigide incompatible avec la plasticité des constructions anciennes. Il se produit alors des fissurations et décollements qui altèrent la tenue de la maçonnerie. De plus, le ciment est un rétenteur d’eau et empêche donc l’indispensable respiration des matériaux en présence. L’humidité est alors constante, détériorant la maçonnerie, provoquant des moisissures et du salpêtre et mettant en péril la tenue du bâtiment.

De nos jours, constatant la pérennité des édifices d’antan et l’inadaptation du ciment à leur réfection, la plupart des entreprises de maçonnerie entament un retour à la chaux. On peut remercier au passage le service des monuments et des sites du canton de Genève pour leur travail d’éducation à ce propos.

 Sur les images ci-dessous, on peut voir un bâtiment à la rue St-Germain (vieille-ville de Genève) avant réfection des crépis. On distingue au premier coup d’oeil les parties reprises en ciment de par leur couleur grise :

Une fois les enduits piqués, nous avons réenduit les façade avec un mortier à base de chaux :

Il est à noter au passage que nous avons découvert que ce bâtiment avait été réhaussé plusieurs fois dans son histoire. Une partie en pierre jusqu’au niveau du plancher du 3e étage, du règle-mur (principe de colombage mais dont les pièces de bois ne sont pas visible), et enfin le dernier étage en béton…

dimanche 10 mai 2020

Tassement différentiel

Voici un cas typique de tassement différentiel. Sur les photos qui suivent on peut voir que les marches supérieures se sont totalement désolidarisées de la marche du bas. Le problème est dû à une erreur au niveau de la construction de cet escalier. Les marches supérieures ainsi que les murs d’échiffre sont ancrés dans le bâtiment alors que la première marche n’a été que simplement construite à même le terrain naturel. Le terrain s’étant tassé de quelques centimètres, les marches supérieures sont restées au même niveau alors que celle du bas a suivi le tassement du terrain.


Pour éviter que le problème ne survienne à nouveau, nous avons lié la nouvelle marche dans le mur de façade avec des goujons, dégagé les aciers de la marche du dessus afin de pouvoir les lier aux aciers de la marche que nous avons refaite, puis ferraillé, coffré et bétonné la nouvelle marche :



samedi 2 mai 2020

Problème de diffusion de la vapeur d’eau

L’air chaud à une plus grande capacité à contenir de la vapeur d’eau que l’air froid. En hiver, la pression de vapeur résultante est souvent supérieure à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette différence de pression de vapeur engendre une migration de vapeur par diffusion vers l’extérieur. Au fur et à mesure qu’elle traverse les différents matériaux constituant l’enveloppe, la vapeur se rapproche de l’extérieur et se refroidit progressivement. Si la température du point de rosée est atteinte, la vapeur se condense. L’humidité peut dégrader les matériaux et avoir des conséquences sur la durabilité de la paroi. Au bas de cet article on peut voir deux exemples de dégradation de façades dû à l’application d’une peinture synthétique empêchant la diffusion de la vapeur d’eau.

dimanche 26 avril 2020

Les facteurs climatiques et leurs effets sur l’application des mortiers

  • 1. Le gel
Il faut éviter, à part si les conditions climatiques le permettent, d’entamer des travaux d’enduit en extérieur durant les périodes sujettes à des baisses importantes des températures importantes, en particulier à la tombée de la nuit. Si la mise en oeuvre devait être impérative, il sera indispensable de bâcher convenablement les échafaudages et laisser les protections contre le gel au minimum une semaine après l’application de la couche de finition. Il est aussi indispensable de prendre en compte la prise au vent et l’orientation de l’ouvrage (exposition au nord notamment). Le gel agit directement sur l’eau de gâchage qui se transformera en glace et fera se décoller les enduits, écartera les éléments liés entre eux (support et mortier). Un enduit qui gérera avant sa prise totale se détruira rapidement. Les anti-gels étant en fait des accélérateurs de prise, sont à proscrire.
  • 2. Le vent et le soleil
Un vent continu ou une chaleur excessive entraineront un séchage trop rapide du mortier suite à une évaporation trop rapide de l’eau. Si cette dernière s’est évaporée trop rapidement, elle ne participera donc plus au phénomène de carbonatation de la chaux par dissolution du gaz carbonique pour la chaux aérienne et ne participera plus au phénomène de prise pour la chaux hydraulique. Si l’eau s’est évaporée trop rapidement, la carbonatation sera mauvaise et l’enduit risquera de se désagréger ou fariner. On parle le plus souvent dans ce cas d’enduit grillé. Comme pour le gel, si les travaux sont impératifs, il y aura lieu de poser des protections coupe-vent sur les échafaudages (éviter les bâches type Monarflex qui créeront un effet de serre). Il est possible d’ajouter un adjuvant rétenteur d’eau dans le mortier pour éviter une dessiccation trop rapide.
  • 3. L’humidité
L’humidité ambiante, même si elle a un effet bénéfique sur les mortier, retarde le séchage de l’enduit, c’est pour cette raison qu’il faudra prévoir un délai entre l’application de chaque couche.
 Si les couches sont appliquées dans un délai trop court, l’eau fera migrer les sels et les chaux libres qu’elle a solubilisée et cela entrainera des efflorescences en surface. Le problème peut aussi survenir en cas d’air saturé en humidité, comme par exemple par temps de brouillard.
 Il est évident que l’eau de ruissellement due à la pluie aura un effet dévastateur si elle s’écoule sur un mortier qui n’a pas totalement terminé sa prise